mercredi 17 novembre 2010

« POLA-LAND » exposition de mes Polaroids à la galerie Satellite, Paris 10e, 9 novembre - 4 décembre 2010 (la suite)


Exposition des Polaroids de Yannick Vigouroux
à la galerie Satellite, Paris, jusqu'au 4 décembre 2010




« Pola-Land » : j'ai eu l'idée de ce titre de série en songeant à celui de mon ami Christophe Mauberret, « Voigtland », au sujet de laquelle il a déclaré : " [...] disons que le résultat se juge à l'aune du spatio-temporel. Le grand bénéfice pour moi est de créer un apparentement des images qui désormais font famille. »"

« Pola-Land », parce que l'inventeur du film instantané Polaroid (http://www.ledevoir.com/culture/182008/la-fin-du-polaroid), fut, en 1948, Edwin H. Land. Et que belle coïncidence (ou prédestination), « Land » signifie en anglais « terre », « pays », « territoire »...

« Pola-Land » donc : un pays, territoire photographique du procédé Polaroid qui unifierait la vision. J'aime les utopies, le pari aussi de l'image qui fictionne, avant tout, quelle que soit sa qualité (ou sans qualité...). L'idée d'un monde que j' imagine fluide et délavé par des nappes de flou (depuis le début des années 1990, j'ai utilisé exclusivement des Polaroids amateurs dans ma pratique personnelle) brouillé et tramé de brumes mentales (à l'images des photos faites au Diana dans les pays de l'Europe de l'Est par Didier Cholodnicki, la série « De nulle part ») ; aux couleurs saturées aussi, au flash dématérialisant (Cf. mes « Flux de conscience »).

On aurait fait le choix de de ce monde-là, mental, de ne plus vivre et flâner que dans ce monde trouble et troublant où formes et couleurs crépitent, palpitent sourdement.

« Pola-Land », c'est aussi le titre de l'exposition à laquelle j'ai le plaisir de participer avec trois autres artistes, Ed Lisieski, Esmeralda Soares et Didier Tatard, à l'invitation de Xaxier Martel, à la galerie Satellite (Paris).

Yannick Vigouroux





Commissaire d'exposition : Xavier Martel,
un grand merci à Xavier, ainsi qu'à la galerie Satellite

Une exposition présentée "dans le cadre du Mois de la Photo-OFF".
This show is presented in the framework of the OFF Month of Photography festival.

lundi 15 novembre 2010

Douceur et sensualité du flou photographique (les images de Joseph Charroy)


© Photo Joseph Charroy





« Bonjour,
je viens de passer un bon moment à naviguer sur l'ancien blog de Foto Povera et j'y fais beaucoup de belles découvertes. Je ne connaissais pas non plus le travail Felten-Massinger. J'aime beaucoup votre approche de la photographie, être sensible à la fragilité des choses, dégrader le signe et atomiser les informations, c'est aussi une ligne directrice pour moi. Être dans un rapport anachronique et modeste avec le monde, c'est salvateur à notre époque.

Pour ma part j'ai commencé à travailler en noir et blanc avec un appareil Minox 35mm, en réalisant le développement et les tirages, puis je me suis procuré un peu par hasard un Lubitel et j'ai adoré travailler en moyen format... ensuite je me suis procuré un Diana, et régulièrement je récupère de vieux appareils sur les marchés aux puces. J'aime bien changer d'instrument. Dernièrement j'ai perdu mon Diana et je me suis procuré un vieux Zeiss Box-Tengor. Cet été j'ai commencé à faire de la couleurs à l'occasion d'un petit voyage et j'ai fort envie de continuer.
je vous envoie quelques images... »
(extrait de l'e-mail reçu le 24 octobre 2010)


J'ai d'emblée aimé la série de photographie qu'il avait joint à son courrier.

Une image a tout particulièrement retenu mon attention. Le visage lumineux d'une jeune femme, partiellement enveloppé par la courbe sombre d'unr capuche qui le dissimule partiellement autant qu'il le révèle, fait face à l'objectif. Un beau moment d'échange, de complicité qu'encourage si volontiers les appareils en plastique tels que les Diana ou les Holga (ils n'est pas insignifiant qu'on leur ai donnés des prénoms féminins...), si inoffensifs. Ces appareils-jouets désamorcent en effet toute tension : le regard du photographe n'a plus rien de prédateur, il n'est, au contraire, que douceur et sensualité.

lundi 25 octobre 2010

« POLA-LAND » Une exposition de Polaroids à la galerie Satellite, Paris 10e, 9 novembre - 4 décembre 2010





© Esmeralda Soares, Yannick Vigouroux
Ed Lisieski, Didier Tatard






jeudi 9 septembre 2010

Bandol - Festival, « HORIZON VERTICAL », 18 septembre-14 novembre 2010



















© Photo Didier Cholodnicki
Conception graphique : Caroline T. Bender
http://www.carolinebender.com/



Dans le cadre de festival, j'exposerai mes « Littoralités », photos de bords de mer et de de zones portuaires réalisées depuis 1996 avec une box 6x9.

samedi 10 juillet 2010

« Ceci n'est pas une lumière » (Bruxelles, Noël 2001)


Photo Yannick Vigouroux,
« Bruxelles, décembre 2001 » (Lomo LC-A)

Et si l'un des ciments de la Nation Belge était l'Humour ?...
C'est ce que je me dis en revoyant cette photo prise il y a presque dix ans dans le métro de Bruxelles, pendant les fêtes de Noël. L'affiche publicitaire qui a disparu m'intrigue, il ne subsiste que le néon mis à nu. J'appuie sur le déclencheur de mon Lomo LC-A pour enregistrer cet éclairage inutile, un homme surgit au même moment (« cela tombe bien me dis-je ! »). Une ou deux secondes plus tard, il se tounera vers moi, souriant et sachant que lui aussi je l'ai photographié : « C'est surréaliste. Ceci n'est pas une lumière... »

Cette photo mentale et sonore de l' après-photo, qui n'existe pas sur la pellicule, est la plus précise et précieuse pour moi, la plus réussie.

vendredi 9 juillet 2010

En blanc ou en noir, la mariée était nette (des avantages et des inconvénients des appareils jetables...)

Photo Yannick Vigouroux,
« Sicile, juin 2010 » (Agfa Clack, box 6x9)

On ignore si la « mariée était en noir » (cf. le film quasi éponyme de François Truffaut ), ou en blanc !

En tout cas, comme me l'écrit aujourd'hui Bernard Plossu (fan on le sait, justement, de la Nouvelle Vague) elle était curieusement « nette » :


« Salut amigo,

hier suis enfin allé me baigner !
Je m'allonge sur la plage pour me sécher, et là, j'entends mes deux voisines, sans les écouter vraiment, qui disent :
̏ Avec un appareil jetable... les photos sont floues... la mariée est nette ˝... »